Les chants et les chorales de Noël devant les portes des maisons.
A la fin du XIXe siècle, c’est en grande partie grâce à la popularité croissante de la célébration de Noël que la fête est devenue de plus en plus laïque, et commerciale.
En Angleterre, l'ère victorienne fut marquée par un regain d'intérêt pour les célébrations de Noël. Plusieurs versets de chants populaires figuraient souvent à l'intérieur des cartes de Noël de l'époque Victorienne, qui devinrent populaires dès 1840.
Cette renaissance de tout ce qui touchait à Noël, donna lieu à de nouveaux chants, mais aussi à des recherches actives sur les chants du Moyen Âge.
Les antiquaires fouillèrent les collections privées, les archives des églises, et interrogeaient les villageois qui avaient une longue mémoire.
De nombreux chants anciens firent l'objet de nouvelles paroles, parfois en partie seulement, d’autres parfois dans leur intégralité.
Le premier recueil anglais de chants de Noël date de 1521, il ne reste aujourd'hui que des fragments de ce recueil de ce que l'on appelait en d’autres temps : les Christmasse Carolles.
Ce sont les Victoriens qui veillèrent à ce que les anciens chants de Noël ne soient pas oubliés à leur époque, et par les générations futures en les rassemblant dans des anthologies.
Les chants de Noël étaient populaires lors des rassemblements religieux aux États Unis, et même parmi les esclaves dans les plantations.
Les gens chantaient des chants de Noël chez eux, près du piano familial, et très souvent après le dîner pendant la période de Noël.
Ils chantaient également dans les tavernes, une tradition qui reste forte dans certains comtés de l'Angleterre.
Un nouveau phénomène en plein air apparut à l'époque Victorienne : des groupes, notamment d'enfants, chantaient des chants de Noël devant les maisons des gens, dans l'espoir de recevoir de la nourriture, des boissons ou de l'argent (pour eux-mêmes ou pour des œuvres de charité).
Cette activité n'était pas tout à fait nouvelle puisque, au Moyen Âge, des troupes itinérantes d'acteurs, et de chanteurs se rendaient chez les gens à cette période de l'année, et donnaient des représentations impromptues.
À l'époque Victorienne, les chants de Noël étaient traditionnellement chantés le 21 décembre, le jour de la fête de saint Thomas, et à la veille de Noël.
Les familles veillaient à préparer des pâtés en croûte chauds ou du punch chaud, des personnes allaient dans les rues en chantant, et proposaient à la vente des partitions de chants de Noël.
Les musiciens de rue adaptèrent leur répertoire à cette période de l'année, interprétant des chants de Noël avec leurs violons, pipeaux, flûteaux, accordéons, et orgues.
Les chants de Noël se prêtaient particulièrement bien aux sonneries de cloches, interprétées par de petits groupes ou par une seule personne tenant un chapelet de 10 cloches ou plus.
Au XXe siècle, l'intérêt pour les chants de Noël se maintint toujours, et on s’efforçait de répertorier les airs, et les arrangements originaux, en leur redonnant parfois une apparence, et une sonorité plus proches de celles du Moyen Âge.
Ces chants populaires traditionnels nous content également l'histoire de la Nativité, et la visite des bergers à Bethléem.
Jazs